La violence entre partenaires intimes (VPI) désigne toute forme de violence — physique, psychologique, sexuelle, émotionnelle, spirituelle, numérique ou économique — exercée par un(e) partenaire ou un(e) ex-partenaire dans le but de blesser, manipuler ou dominer l’autre.
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La violence entre partenaires intimes (VPI) est un problème social et touche des milliers de personnes dans la région. Même si elle est subie par toutes les formes de genres, la VPI touche majoritairement les femmes, peu importe leur culture, leur statut social, leur âge ou leur revenu.
Il s’agit d’actes de contrôle, de domination ou de pouvoir exercés par un partenaire actuel ou passé, et qui peut inclure des violences physiques, verbales, psychologiques, sexuelles, économiques ou technologiques. Elle ne résulte pas d’une perte de contrôle, mais constitue, un moyen choisi pour dominer l’autre personne et affirmer son pouvoir sur elle. Elle peut être vécue dans toute relation intime (mariage, union de fait, fréquentation) et peut perdurer au-delà de la relation (violence post-séparation).
Tout le monde est concerné par la violence, qui que vous soyez et quel que soit le type de violence dont il est question. N’importe qui peut être amené à vivre de la violence au cours de sa vie, comme chacun peut aussi contribuer à prévenir des épisodes violents dans la vie des autres.
Cependant, certains groupes sont plus à risque de subir de la violence :
les femmes;
les enfants;
les autochtones;
les personnes de la communauté LGBTQ+;
les personnes immigrantes;
les personnes issues de minorités ethnoculturelles;
les personnes handicapées;
les personnes aînées.
Chez les Premières Nations et les Inuits, la notion de violence familiale est largement privilégiée par rapport à la notion de violence entre partenaires intimes. La violence familiale peut certes s’inscrire dans le cadre de relations intimes, mais elle peut également prendre racine au sein des cellules familiales élargies, de l’entourage et de la communauté.
violence physique
Utilisation intentionnelle et/ou menace d’utiliser la force physique, y compris le fait de pousser, frapper, couper, gifler, bousculer ou étrangler...
Harcèlement
Le harcèlement est le fait de se comporter envers une personne de manière à lui faire craindre pour sa sécurité physique...
Violence à caractère sexuel
Actes sexuels imposés sans consentement, menaces de répercussions si la personne refuse de participer à l’acte sexuel...
Maltraitance psychologique
Série d’attitudes ou de paroles méprisantes et humiliantes tels qu’ignorer, insultes, dénigrements, humiliations constante...
Violence économique
Contrôle ou utilisation abusive de l’argent ou des biens; contrôle de la capacité d’un ou d’une partenaire à faire des études...
Violence spirituelle et identitaire
Utilisation des croyances spirituelles d’un ou une partenaire pour manipuler, dominer ou contrôler...
Contrôle sur la procréation
Contrôle sur les choix concernant la procréation, l’issue d’une grossesse ou l’accès aux services de santé. Peut aussi se traduire par le retrait...
Contrôle coercitif
Ensemble des comportements de contrôle et d’abus qui provoquent la peur ou la terreur, y compris la coercition (utilisation...
Cyber violence
Utilisation de technologies pour faciliter des préjudices virtuels ou en personne, y compris pour observer et écouter suivre...
Violence verbale
La violence verbale est une atteinte personnelle, comme les critiques (en privé ou en public), la moquerie, les insultes blessantes...
La violence post-séparation
La violence entre partenaires intimes ne s’arrête pas toujours après la séparation. Elle peut s’intensifier au moment où la victime...
Me demandent souvent si quelque chose ne va pas dans ma relation
Me font remarquer que j’ai souvent l’air triste, fatigué(e) et/ou anxieux(se)
Disent qu’ils sont inquiet(e)s pour moi
Disent qu’ils ne me voient plus aussi souvent qu’avant
Disent qu’ils désapprouvent ma relation ou mon(ma) partenaire en raison de ses agissements avec moi
Me disent que j’ai changé et/ou que je suis différent(e) lorsque je suis en présence de ma relation
Me disent que je semble obnubilé(e) par ma relation
Me disent qu’ils trouvent ça difficile que je ne puisse jamais être seul(e) avec eux
Me disent que ma relation est très arrêtée sur les rôles des hommes et des femmes
Me disent que ma relation a des antécédents de violence envers d’autres personnes et qu’ils sont inquiets
Me disent qu’il m’arrive souvent d’annuler nos plans d’activité à la dernière minute
Me disent souvent que je suis sur mon cellulaire lorsque je suis avec eux pour répondre aux messages de ma relation
Il y a plusieurs secrets, sujets tabous
Il y a des difficultés à bien communiquer et gérer les désaccords
Il y a des désaccords liés à la jalousie
Il y a des désaccords liés à ce que mon ou ma partenaire dit ou pense de mes proches
C’est toujours la même personne qui est tenue responsable des difficultés vécues
C’est toujours la même personne qui prend les décisions
Il y a un besoin de préserver les apparences (mon ou ma partenaire me traite différemment lorsqu’il y a des gens avec nous)
Il y a souvent des hauts et des bas : des montagnes russes
Je ressens une perte de liberté contrairement à ce que j’avais avant cette relation
Je me remets souvent en question alors qu’avant j’avais plus confiance en moi
Je me sens souvent dévalorisé(e) par mon ou ma partenaire
Mon ou ma partenaire me fait parfois des menaces subtiles pour obtenir des choses (menace de partager des photos intimes, d’aller voir ailleurs pour se satisfaire)
Il y a souvent des cris et/ou des insultes lorsqu’il y a des désaccords
Mon ou ma partenaire me menace souvent de mettre fin à son soutien financier ou de nuire à mon statut d’immigration si je ne fais pas ce qui est demandé
Je ressens parfois de la peur ou d’autres sentiments négatifs comme de la honte, de la colère, un sentiment d’impuissance, etc.
Je suis dépendante financièrement, car mon ou ma partenaire dit que je ne peux pas gérer mon argent
Il y a des règles non égalitaires qui s’installent entre nous (mon ou ma partenaire à le droit de faire certaines choses, mais pas moi)
Il y a une perte d’espaces privés (réseaux sociaux, sorties entre ami(e)s, droit de ne pas répondre au téléphone, etc.)
Il n’y a pas toujours un respect du « non » lorsque je m’affirme
Je ne peux pas parler à qui je veux, que ce soit à l’école ou ailleurs
Il y a des comportements de violence envers des animaux, des objets ou autres avec lesquels je ne me sens pas confortable
Il y a de la surveillance, mais l’autre me dit que je me fais des idées
Je constate que les ordonnances de la cour ne sont souvent pas respectées sans qu’il y ait une entente d’établie (garde d’enfant avec son ex, conditions d’éloignement avec une autre personne, etc.)
Je n’ai pas accès aux services pour pallier mon handicap. Je me sens souvent privé(e) de mes ressources et mes droits parce que mon ou ma partenaire dit que c’est trop compliqué et que ça coûte cher
Je me sens surveillé(e) sur mes allés et venus, je dois constamment répondre aux nombreux textos de mon ou ma partenaire pour justifier où je suis
Je n’ai pas la possibilité d’avoir accès à des études et/ou à pouvoir apprendre la langue d’accueil, car mon ou ma partenaire ne le veut pas
Je me sens souvent traité(e) comme un enfant
Mon ou ma partenaire insiste souvent lors de nos relations sexuelles, pour que j’accepte des positions avec lesquelles je ne me sens pas à l’aise
Je ne sais souvent plus comment réagir face à son humeur changeante, j’ai l’impression de ne jamais faire la bonne chose
Il arrive parfois que mon ou ma partenaire m’empêche de dormir même si je lui dis que je suis fatigué(e) et que je veux dormir
Présence d’ecchymoses inexpliquées ou avec des explications douteuses pour ses blessures
Agit différemment lorsqu’il ou qu'elle est en compagnie de son ou sa partenaire
Essaye de changer le sujet si on lui pose des questions sur le comportement de son ou sa partenaire
Semble être contrôlée par son ou sa partenaire et hésite à prendre des décisions par elle-même
S’éloigne de ses ami(e)s et de sa famille
Donne son cellulaire à l’autre pour regarder ses activités en ligne
Adopte des comportements dangereux et non habituels (par exemple, la consommation de drogue et d’alcool)
Connaît une baisse dans son rendement scolaire ou au travail
Est humilié(e) ou critiqué(e) par son ou sa partenaire en présence d’autres personnes
Reçoit fréquemment des appels ou des messages de son ou sa partenaire qui exige de savoir où il/elle se trouve et ce qu’il/qu'elle fait.
Présence de symptômes physiques (ex. troubles du sommeil, perte d’appétit, maux de ventre)
Présence de symptômes psychologiques (ex. stress, anxiété, nervosité, confusion, tristesse, crise de panique, faible estime de soi, idée ou tentative de suicide, épuisement, sentiment de culpabilité, etc.)
Votre proche nomme qu’il ou qu'elle fait des cauchemars régulièrement et vous observer lors des sorties qu’il ou qu'elle regarde souvent autour de lui ou d'elle
Vous observez des conflits conjugaux répétés, des ruptures régulières avec des reprises de relation, des comportements nouveaux chez les enfants dans le domicile
Vous constatez des difficultés économiques que la personne n’avait pas avant
La personne démontre des comportements de peur face à son ou sa partenaire
La personne est plus silencieuse et éteinte qu’à l’habitude. Vous observez des changements de comportements qui vous inquiètent
Si vous soupçonnez qu’une de vos connaissances est victime de violence
Parlez-lui et assurez-vous que la personne sait qu’il ou qu'elle peut vous faire confiance. L’aider à comprendre qu’il ou qu'elle n’est pas responsable de la violence subie.
Encouragez la personne à obtenir du soutien et à mettre en place un réseau d’aide. Laissez-la prendre ses propres décisions et respecter son rythme.
Parlez-lui des ressources disponibles dans la région.
Accompagner le(la) aux premières rencontres dans les ressources.
Contacter les ressources afin de vous outillez .
Ne restez pas seul avec la situation.
Si le ou la victime est mineur(e) ou si un(e) mineur(e) est témoin de violence, contactez la protection de la jeunesse afin de signaler la situation. *
L’aider à trouver des solutions pour assurer sa sécurité en cas de besoin (aller chez un(e) voisin(e), établir une phrase code à utiliser pour envoyer les policiers, etc.).
Si vous craignez pour votre sécurité ou celle de vos enfants
On reconnaît facilement la violence physique. Cependant, il existe plusieurs types de comportements violents. Clique sur chaque catégorie pour avoir des exemples concrets de comportements. Si tu te reconnais, saches qu’il existe des services pour t’aider à changer.
Violence verbale / psychologique
Je sacre envers mon ou ma partenaire.
Je lève le ton pour prendre le contrôle de la discussion.
Je boude, je ne lui parle pas, pour avoir ce que je veux.
Je l’accuse de me provoquer.
Je l’empêche de dormir pour discuter.
Violence coercitive
Je suis possessif(ve).
Je suis jaloux(se).
Je surveille ses allées et venues.
Je calcule le temps de ses déplacements.
Je vérifie le kilométrage de sa voiture lors de ses déplacements.
Violence virtuelle
Je vérifie ses appels téléphoniques, ses textos, ses courriels, ou autre.
Je transmets des messages ininterrompus (courriels, messages, textos).
J'oblige l’autre à avoir son cellulaire avec lui ou elle en tout temps.
J'oblige l’autre à garder son cellulaire ouvert.
J'oblige l’autre à répondre à son cellulaire lors de mes appels, textos, courriels.
Violence physique et/ou envers les objets
Je retiens la personne pour ne pas qu'elle quitte les lieux.
Je contrains l’autre à demeurer à la maison.
Je lance des objets en direction de l'autre.
Je frappe et brise des objets.
Je frappe sur les murs / sur les meubles.
Je claque la porte.
Je suis violent(e) envers les animaux.
Je l’empêche de se faire soigner.
Violence sexuelle
Je ne tiens pas compte des demandes sexuelles de mon ou ma partenaire.
Je me venge si l’autre refuse d’avoir des relations sexuelles.
Je ridiculise certaines parties de son corps.
J'oblige l'autre à faire des actes sexuels qui lui répugnent.
Je fais souffrir l’autre pendant nos relations sexuelles.
Violence économique
Je minimise sa contribution financière à la vie familiale en lui disant que son salaire est faible.
Je lui demande de fournir les preuves de ses dépenses personnelles.
Je l’oblige à avoir un emploi (pour amener de l'argent).
Je ridiculise le type d’emploi que l’autre a.
Je lui cache toutes les informations sur le budget conjugal / familial.
Violence spirituelle ou/et identitaire
Je contrôle l’autre en utilisant la religion.
Je l’empêche de pratiquer sa religion.
Je dénigre ses croyances.
J’impose une adhésion à des pratiques religieuses.
Violence post-séparation
Je prends ma voiture pour suivre l'autre.
Je menace de traîner l'autre en Cour.
Je passe devant le domicile de l’autre régulièrement pour le ou la surveiller.
Je me rends sur les lieux de son travail pour surveiller l'autre.
J'intimide l'autre / son nouveau conjoint(e) / les membres de sa famille / ses ami(e)s.
Violence familiale
Je déroge des règles établies avec mon (ex)partenaire de vie au détriment du lien de celui/celle-ci avec les enfants.
Je dénigre mon (ex)partenaire de vie devant les enfants.
J’utilise les enfants pour transmettre des messages à mon (ex)partenaire de vie.
J’utilise les enfants pour culpabiliser mon (ex)partenaire de vie.
Les femmes autochtones au Canada étaient plus susceptibles d’avoir été victimes de VPI au cours de leur vie que les femmes non autochtones.
Les femmes appartenant à une minorité visible et les femmes n’appartenant pas à une minorité visible étaient aussi susceptibles les unes que les autres d’avoir été victimes de violence de la part d’un partenaire intime sous forme de violence physique ou d’abus sexuel.
Entre 2014 et 2019, 497 victimes d’homicide commis par un partenaire intime ont été recensées et, comme dans le cas des violences entre partenaires intimes, 80 % des victimes étaient des femmes.
Tiré du gouvernement du Canada et de l’institut de la statistique du Québec 2021-2022
En 2019 au Canada, 79 % des victimes de VPI étaient des femmes. 44 % ont déclaré avoir subi une forme de violence psychologique, physique ou sexuelle dans le cadre d’une relation intime au cours de leur vie.
67 % des femmes LGBTQ2+ qui avaient déjà été dans une relation avec un partenaire intime avaient subi au moins un type de VPI par rapport à 44 % des femmes hétérosexuelles.
Près de la moitié (49 %) des femmes LGBTQ2+ ont indiqué avoir été agressées physiquement ou sexuellement par un partenaire intime soit près du double des femmes hétérosexuelles (25 %).
Alors que les femmes autochtones représentent environ 5 % de toutes les femmes au Canada, elles ont représenté 21 % de toutes les femmes tuées par un partenaire intime entre 2014 et 2019. En 2020, 53 femmes, dont 11 femmes autochtones, ont été tuées par leur partenaire au Canada.
55 % des femmes en situation de handicap ont déclaré avoir subi une forme de VPI au cours de leur vie par rapport à 37 % des femmes sans handicap.
Les femmes sont les principales victimes de la violence entre partenaires intimes (VPI) et subissent les actes et les conséquences les plus graves.
Environ 40 % des Québécoises de 18 ans et plus qui ont déjà été dans une relation intime ou amoureuse ont vécu au moins un acte de violence au cours de leur vie.
En ce qui concerne les hommes, la proportion est de 26 %.
35 % des femmes de la région rapportent avoir subi des actes associés à la violence ce qui représente 38 900 femmes.
Chez les hommes, c’est 24 % de la population régionale qui rapportent avoir subi des actes de violence. Cela représente 27 200 hommes.